Unbestimmt - partie 2

Publié le par Maylala

(Pour les déjà passés: j'ai redécoupé cet article. La façon précédente n'avait pas grand sens.

Partie 1 ici.

Je l'ai aussi corrigé un tout petit peu. La partie refaite - je n'avais pas la bonne information - est indiquée * entre étoiles *)

 

 


Je disais la dernière fois: Un sexe, ce n'est plus rien.


Alors bon, d'accord. Ce n'est pas tout à fait vrai. Il y a de vraies différences de perception dans la société, des différences hormonales qu'il m'est interdit de renier, etc...
J'ai un peu usé de raccourci.
Mais juste un peu.

 


Parce que revenons à notre Stéphane/Stéphanie...

En fait, la mariée est née petit garçon, dit s'être fait opérer des parties génitales pour devenir "physiologiquement" une femme, a alors demandé un changement d'état civil, ne l'a pas obtenu, et en a profité pour se marier légalement avec une autre femme.


Alors... qu'est-ce qu'une femme? Qu'est-ce qu'un homme?


De l'intérieur, on sait qu'il y a des personnes se sentent appartenir au sexe qui n'est pas celui de leurs gènes. Stéphan(i)e par exemple se sent femme, et ne se définit pas autrement. (D'autres se sentent hommes sans l'être, d'autres ne se sentent rien du tout.)


De l'extérieur, Stéphan(i)e est perçu(e) parfois comme un homme (dans les commentaires du site, je lis qu'il n'y a pas de quoi polémiquer ou triompher, qu'il ne s'agit absolument pas du premier mariage lesbien de France, puisqu'il s'agit d'une union entre une femme et un homme "juste un peu bizarrement coiffé"), parfois (par ceux qui la connaissent un peu) comme une femme (la manifestation la plus évidente de cela étant l'amour d'une lesbienne à son endroit).

 

 

http://www.lefigaro.fr/medias/2011/06/04/4a89afa8-8eb8-11e0-92e5-38496edb7cfb.jpg

Et d'un point de vue légal... Il lui suffirait de fournir à l'état * la preuve de sa stérilité * pour devenir officiellement femme.
Le sexe légal ne tient donc qu'à quelques papiers. N'importe qui (moyennant une opération que j'imagine très lourde, d'accord) peut en changer.





Alors, si la définition même d'"homme" ou de "femme" perd de son sens, de son sens légal, mon avis est qu'il faut repenser les définitions qui comprennent cette définition.


Pas toutes!
Pas forcément celles qu'il ne servirait à rien de changer (à l'instar de l'interdiction aux femmes de porter des vêtements d'hommes, que l'on n'applique plus, tout simplement).
Pas non plus, aveuglément, celles pour lesquelles la notion de sexe a toujours du sens. Je pense par exemple aux choses qui entourent la grossesse, ou le cancer du sein, ou les discriminations.


Mais celle du mariage, dans laquelle somme toute, l'homme était devenu l'égal de la femme... A quoi bon encore les différencier?

Il reste les questions de grossesse, encore une fois, mais enfin, dans les couples qui adoptent (et c'est a priori ce que veulent, à travers le mot "mariage", obtenir beaucoup de couples homosexuels), plus d'inégalité là non plus!


Reste qu'une famille (dont la création est un objectif officiel d'un mariage), qui pour nombre d'opposants, reste définie par "papa-maman-les-enfants".

Or, là aussi je dis: de nos jours, c'est fini. Avec une moyenne (j'invente) de deux pères potentiels par enfant, de deux foyers, de trois "sortes" de frères et soeurs, avec les éducations dans des familles traditionnelles qui sont tout aussi souvent à côté de la plaque ou pile dans le mille que celles apportées par un parent isolé...
Et puis, sans se marier, il y a déjà des couples homosexuels qui ont des enfants, et qui les éduquent ni mieux ni moins bien que les autres.
Les empêcher de se marier... pour l'éducation des enfants, qu'est-ce que ça peut changer?

 






Je dis que l'on s'attache en vain à des définitions qui n'ont plus court et qui en auront de moins en moins. Je dis qu'on a le droit de se poser des limites, mais qu'il faut parfois savoir les ré-évaluer.


Je dis qu'il ne faut pas se fermer les yeux pour ne pas voir qu'il y a de l'incohérence dans les choses dans l'état où elles sont, et je pense qu'il ne faut pas s'arrêter à la bonne vieille définition du mariage pour ne pas débattre.

 


Je dis qu'il y a sujet à remise en cause et sujet à débat.



Et puis, personnellement... je pense, moi, que forcément, et que c'est bien: on y viendra!


 

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