Jubilé
(Parce que j'aime bien en faire trop)
Aujourd'hui, mon blog a un an. En fait, sa conception date d'un peu plus d'un an (c'est fou) mais je compte à partir de sa naissance: au premier article publié.
Le parcourant pour l'occasion (toute artificielle je vous le concède), je redécouvre quelques articles que je trouve pas mal du tout, d'autres qui m'émeuvent encore, et quelques-uns que je voudrais effacer. Soixante-douze en tout.
À force, je vais commencer à me connaître en tant qu'"auteur".
Ce que je vois s'affirmer de plus en plus, c'est que j'ai besoin de temps pour écrire. Pas seulement de temps à gribouiller raturer recommencer, mais aussi de temps de vraie vie. À ressasser une idée. À tout y ramener. À en faire mon fardeau quotidien, même. Avec toujours le blog dans un coin de l'esprit, sans quoi je ne saurais nourrir une obsession pareille.
Et probablement, c'est un des plus grands bouleversements qui aient eu lieu dans ma vie. J'ai dû m'arracher une confiance en moi que je n'avais plus connue depuis longtemps. J'ai dû aussi me soumettre aux lectures. Et de cela, j'ai retiré beaucoup plus que ce que j'ai risqué.
On ne peut pas ne pas penser qu'il m'a aidée à grandir. En fait, plutôt que de me sentir grandir, mon pessimisme naturel aidant, je me suis bien vite inquiétée de me voir "définie" par ce blog. À chaque article qui comptait beaucoup, où je mettais beaucoup de moi, où je m'affirmais de telle ou telle pensée, j'avais l'impression d'être achevée. De n'être rien de plus que ces écrits. Ce n'était pas tellement de la peur de la page blanche, pas non plus de la peur d'être vidée que de la peur... d'avoir contenu si peu.
Et en fait non. Jusqu'à présent, j'ai toujours eu, finalement, autre chose à dire. Autre chose dont me prendre de passion. Parce qu'il se passe des choses dans ma vie, parce que je parle à des gens qui ont le bon goût d'avoir des opinions et parce que je lis des livres formidables, mais aussi parce qu'il y a quelqu'un là dedans pour prendre tout ça d'une façon particulière, la mienne.
Et alors que je craignais qu'écrire me ferait voir comme j'étais creuse, finalement, ça a eu l'effet inverse. L'écriture m'a donné les moyens de me voir avec un peu plus de ce que je crois être de la clarté. Et le fait d'être lue, d'avoir de moi une image plus apaisée.
Et comme j'ai la mémoire capricieuse et comme de toute façon cette exploration est nécessaire, il me faut écrire encore et encore et encore.
Si vous le voulez bien, si l'aventure vous a plu à vous aussi, ce que je souhaite de tout coeur... vous n'avez pas fini de me lire!
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Mon best of de la muerte fait tout vite fait:
ma catégorie phare:
http://sensation-seconde-peau.over-blog.fr/categorie-11263263.html
un peu de légèreté:
article-perir-par-les-cartilages-maman-ne-lis-pas-a-59242241.html
une profession de foi:
http://sensation-seconde-peau.over-blog.fr/article-never-land-45574412.html
un article qui vient du fond du coeur et de La Réunion:
http://sensation-seconde-peau.over-blog.fr/article-cafe-de-proust-44289292.html
un qui me fait rire toute seule et que personne n'a commenté ce qui me fait penser que j'ai un humour particulier pour ne pas dire déplorable:
mon commentaire préféré:
http://sensation-seconde-peau.over-blog.fr/article-scene-emouvante-51909697-comments.html#comment63104656
(Mais mi aim zot toute, bien sûr!
Et vos commentaires, c'est comme la chantilly sur un "frappé" au café: il n'y a que ça qui compte!)