Un truc
Le titre est une référence à l'article précédent, qui ne servait absolument à rien vu que j'avais déjà dit ce que j'y ai dit. Et en fait, à la base, j'essayais d'écrire celui-là que vous lisez.
Aah les difficultés du processus créatif, hein.
Voici de quoi il s'agit:

J'allais écrire, sensibles sieurs et prudes dames, passez votre chemin.
Car ces drôles d'objets sont relatifs à l'intimité féminine. Ce sont des... coupelles menstruelles.
De petits Saint-Graals en silicone, à en croire les publicités, destinés à recueillir, vous l'aurez compris, le sang "cataménial" (j'ai fait de petites recherches linguistiques mais je crois que c'est un mot anglais), de façon à sauver le monde.
Car ces coupelles sont réutilisables, et donc, beaucoup beaucoup plus écologiques que les protections jetables, dont j'ai lu qu'une femme en consommait 12 000 en une vie (et c'est ainsi que cet article fut consacré le plus renseigné de l'année).
La première fois que j'en ai entendu parler, c'était dans l'émission Planète 2049 (qui doit être poursuivie sous le nom Planète 2050, je présume, et toujours sur la chaîne Planète). Une émission qui parle d'écologie d'une façon moderne, de toute façon, rien n'est plus dans le vent que ça, en ce moment je crois.
Et la présentatrice, à qui l'objet était présenté, avait pris l'air horrifié, refusé qu'on le lui offre, et placé la coupelle à l'"inglorieux" Panthéon de ses quand-même-faut-pas-pousser.
Panthéon qui lui est personnel, et dans lequel d'autres rangent les couches lavables, l'abandon des salades en sachet, le nucléaire, les transports en commun, le gel des nouvelles technologies, le recyclage des urines...
Pour ma part, je n'ai trouvé encore dans le mien que le cannibalisme de gens morts (de gens vivants aussi, bien sûr), les protéines de cafards, et la limitation à un enfant par couple. Pour le reste, je pense pouvoir m'y adapter s'il le faut vraiment.
A ces coupelles aussi.
En fait, surtout à ces coupelles (par contre si quelqu'un pouvait changer le nom...). Car je ne comprends pas la raison du dégoût de cette dame.
J'ai lu (et pas que sur la pub) qu'elles sont tout à fait fiables, hygiéniques, et confortables. A mon humble avis, elles ne peuvent pas l'être beaucoup moins que les protections classiques. Elles s'insèrent, somme toute, comme un tampon (sans applicateur), et se retirent de façon tout aussi élégante.
Quel est donc le problème, le contact avec son intimité? (oui, faut y mettre les doigts)
La vue de "la mer rouge" sous sa forme liquide? (car il faut vider la bête, la rincer et la remettre en place, deux fois par jour)
C'est pour cela que j'allais demander aux prudes de passer leur chemin, ainsi qu'aux messieurs choqués. Les pauvres en verront d'autres, inutile de les presser. Mais bon, un jour il faudra bien que le naturel cesse de gêner, et que plus un adulte ne reste l'éternel collégien qu'il était, qui pique un fard et baisse les yeux quand la réponse à la question du prof de bio est "vagin".
Ce que je ne comprends pas, surtout, c'est le fait que des critiques ou des petits "oh la la" outrés viennent de femmes modernes et a priori bien dans leurs corps. Du genre: une journaliste de Elle qui dans un article à ce sujet, introduit la fatale description du mode d'emploi* par de nombreuses recommandations à se préparer psychologiquement, ça va être terrible ce que ça sera pas glamour. Ou encore: des féministes montant au créneau (voilà voilà, le lien avec l'autre article arrive) contre "l'écologie qui veut ré-enfermer les femmes à la maison"...
Pardon, mais si le symbole de la liberté de l'égalité et de la féminité est désormais une poubelle pleine de serviettes souillées, je crois qu'il va y avoir comme un problème de marketing. Ces coupelles, il faut les rincer, et les stériliser une fois par mois, il n'y a qu'à moi que ça ne paraît pas si ingrat?
Allons bon, un peu de bon sens, amis pro-femmes. Attaquez-vous plutôt au maquillage, aux talons et aux petits pots faits maison, histoire que ça fasse vraiment débat.
*remarque, par souci d'honnêteté: la maîtrise de la pose n'est pas immédiate et requiert un peu d'habitude