Etourdissement Haut Débit

Publié le par Maylala

Aujourd’hui, dernier jour de mes vacances. Je m’en veux d’habitude terriblement de ne rien faire de mes journées, mais comme je n’en aurai pas l’occasion avant longtemps, je me prépare, décomplexée, à flemmarder du lever au coucher.

Il pleut dehors, internet, mon amour, la suite est entre toi et moi. Mot d’ordre : légèreté. Un petit tour chez Sexactu.com (je vous en parlerai un jour) : des gens se formalisent pour une robe en latex. Je me vautre dans la confortable idée que je suis membre d’un peuple élu : celui des esprits ouverts.


Sauf qu’après, en suivant des liens, en allant de vidéo à vidéo liée, en faisant des recherches pour vérifier les diverses infos reçues, je me suis retrouvée embourbée dans des thèmes aussi divers et reliés que la religion chrétienne, l’esclavage, le port du voile, l’homosexualité, Malcolm X, la divinité de jésus, les bons usages de la décapitation, l’islam, le sens du mot race, le discours politique, la masturbation, les jeunes des banlieues, hum, et mélanges.

Au final, je ne peux arriver à une conclusion sur aucun de ces thèmes, et donc, je ne peux écrire aucun article lisible (peut-être aurez vous remarqué que je n’écrivais pas des masses ces temps-ci, la faute justement à une inconclusionite incapacitante).

 

En fait, je suis arrivée à une idée finale, incarnée par un satané mal de tête : celle de mes limites.

Je n’ai pas l’esprit ouvert, je le crains… j’ai l’esprit indécis. Par manque de réflexion, ou par manque de persévérance dans la réflexion. (Les gens qui me connaissent, cela dit, pensent que je réfléchis trop. A mon avis, je réfléchis surtout mal.)

Au final, je suis la tolérance absolue… Ca peut sembler louable (et prétentieux, je vous prie de m'en excuser), mais c'est surtout que ça n'est pas franchement constructif.

 

Au début de mon pèlerinage sur internet, m’est venue la fugitive pensée de m’informer pour pouvoir juger. Pensée vite terrassée par l’immensité du boulot à fournir. Je ne saurai jamais tout, même d’un seul sujet.

Et s’il s’agit de sentir plus que de penser… je connais ma nature sentimentale vagabonde, elle n’a rien de fidèle, et s’adapte au moindre visage sincère, à la moindre parole passionnée qu’elle peut croiser.

Et très certainement, ce n’est pas le web qui m’aidera, cette pieuvre aux milliards de bras.


Dois-je calmer un peu le flot de mes pensées (et en amont, de leurs vecteurs) afin de moins m’emmêler, et de m’attaquer à des idées, une par une? Dois-je essayer de comprendre des points de vue un par un, plutôt qu’essayer de connaître la vérité? Fragmenter, diviser «pour mieux régner»?

J’y pense et ça me semble insurmontable. Il y a comme une ruche là haut, et ça bourdonne, et ça se bouscule, et c’est l’anarchie, et c’est ma défaite par chaos (ah ah) contre je-ne-sais-qui.

 


Je crois que ce qui pourrait me faire du bien, ce serait une traversée de désert à dos de chameau. Ou bien une retraite chez des moines silencieux producteurs de bière. Ou encore une ascension du petit frère de l’Himalaya.


Et zut, c'est mon dernier jour de vacances aujourd’hui.

 


(ps: peut-être l'aurez vous compris, il ne s'agit pas que d'internet et d'aujourd'hui, mais plus largement d'en ce moment et de ma vraie vie. Je suis bien désolée de ne pas plus écrire.)

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