Brochure créationniste, 1

Publié le par Maylala

 

J’ai entre les mains une brochure défendant le créationnisme.


Si j’étais Paul Binocle, elle serait sûrement sous forme de BD et je pourrais sans effort la tourner en ridicule. Mais je ne suis pas Paul Binocle (et puis d’ailleurs le jaune ne me sied pas au teint) et cette brochure-là a toutes les apparences du plutôt sérieux. Niveau revue de vulgarisation scientifique pour Goofy-tout-le-monde, dirais-je, avec de jolies vues au microscope, de jolis dessins et de jolies images de synthèse.


Qui m’ont rappelé des trucs. C’est que, m’sieurs dames, avant de faire des Maths, je faisais de la Bio. Voilà pour la grande révélation du jour.

Par exemple, (dès que j’aurai internet pour de bon, je vous trouverai ici une jolie image, moi aussi, ya pas de raison), une double page est consacrée à la prouesse technique que représente l’agencement de l’ADN dans le noyau. « C’est comme empaqueter 40 kilomètres de fil extrêmement fin dans une balle de tennis ». Vous voyez venir l’argument: un truc aussi compliqué, ça ne peut venir que d’un type très intelligent !


Classique ? Pas tant que ça.


Car voyez-vous, cette brochure est vraiment bien documentée. Pire, elle ne cache rien de ce que les scientifiques savent à ce jour . Bon, de ce que je sais à ce jour, rien qui aurait pu mettre les auteurs en mauvaise posture n’est tu. Non, tout est seulement ré-interprété.

 

Je me suis souvent demandé comment ceux des scienteux qui avaient aussi la foi (chrétienne en particulier) conciliaient les deux.


 La plupart, pensais-je, sont plutôt des sortes d’agnostiques, qui appellent du même nom de Dieu l’ensemble du monde et des lois qui le gouvernent, ou le fait d’avoir une conscience et en particulier une conscience de celles-ci, et suivent les enseignements de la Bible parce qu’ils y trouvent de la paix, une communauté, un cadre, ...


D’autres, me disais-je, croient réellement en la Bible, mais avec une certaine réserve sur la partie Génèse, y voyant comme Einkil, qui a commenté chez moi l’autre jour, une fable, une mythologie, « volontairement » imagée.

Et certains, m’imaginais-je, séparent simplement les deux modes de pensée. C’est très courant chez les humains. Nécessaire à la survie et à l’intégration sociale, même.


Ce que je ne voyais pas du tout, c’était l’impressionnant nombre d’entre eux qui, loin de se soumettre à un banal exercice de schizophrénie, conciliaient vraiment, intellectuellement, ce qu’ils croyaient sans le voir et ce qu’ils étaient bien obligés de croire en le voyant.


 

Et c’est exactement à cette catégorie-là que cette brochure s’adresse.

Je vous raconte tout ça la prochaine fois (il paraît que mes articles sont un peu longs), guettez, ça va être instructif, pour une fois!

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