Portugal - Porto

Publié le par Maylala

Il n'est jamais trop tard pour bien faire, dit-on.
Soit. Il faut que je vous parle du Portugal. Où j'ai passé de bien jolies vacances de Noël (bien à l'abri des chutes de neige et des températures trop négatives).  

Et d'abord, de Porto, deuxième ville du pays après la capitale Lisbonne, environ 260 000 habitants selon une source d'information très fiable, située au Nord, sur la côte (le nom de Porto ayant probablement un rapport avec le mot... port).

Et alors que l'on m'annonçait une ville "historique", et que j'en avais vu de grises photos de monuments poussiéreux, j'ai découvert un lieu qui m'a semblé très attachant, très personnel, et touchant.

Ce que je vais tâcher de vous démontrer lors d'une petite séance photos:

 

 



 

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Tout de même, avec un ciel si bleu, dites-moi un peu quel gris des pierres je ne pourrais pardonner!

 

Mais ce n'est pas le ciel que je veux vous montrer avec cette photo. C'est surtout le fait qu'on y voit... deux églises côte à côte!

Je n'ai pas voulu savoir quel mystère se cache derrière un tel phénomène. On m'a simplement dit que l'une faisait le service de neuf heures, l'autre de onze (chiffres non contractuels). A vrai dire, j'aurais mieux compris si l'on m'avait dit qu'il y avait deux services à la fois, et qu'on avait bien été obligé de faire ainsi parce qu'il y avait trop de fidèles.

Je me suis alors imaginé une histoire de rivalité digne des plus beaux combats de commerçants entre deux aspirants évêques de la ville. Et quelques autres, plus ou moins amusantes. C'est toujours mieux de ne pas savoir!

Quoi qu'il en soit, j'adore l'idée, l'absurde fait pierres, et en imposant s'il vous plaît, et j'y vois même comme une leçon de vie.

 

 

 



 

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Sur les églises de tout à l'heure ainsi que sur de nombreuses vieilles bâtisses, on peut admirer ce genre de carrelage, qui m'évoque les faïences bleues des assiettes et des figurines de mes grand-tantes, mais aussi des théières de Chine, et des tagines gravés. Sentez-vous le travail artisanal, le coup de pinceau, le cobalt qui bleuit au four?

 

 

 

 

 

 

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En fait, il y a là bas des carreaux colorés sur presque tous les murs. Chez moi, il n'y a de carreaux sur les murs que dans la salle de bain. Je n'imaginais pas que ça pouvait être si joli, et d'un si bel effet, de loin comme de près.

Certes, beaucoup sont abîmés, mais c'est justement là que réside tout leur charme, et le charme de cette ville en général. Dont on sent qu'elle a vécu, et dont les traces laissées par le temps ne sont pas vite, vite effacées. Une dame qui ne cache pas sa peau ridée, parce qu'elle l'est par des milliers de sourires.

 

 

 

 

 

 

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D'ailleurs Porto ne cache pas non plus ce qui est mort en elle. On passe par quelques rues complètement vides d'habitants, des ruines un peu tristes, mais jamais sordides, sans même un squatteur. Il n'y a donc pas de pression démographique là-bas? Peut-être... Mais plus probablement, l'ambiance (économique) n'est pas propice au rachat.

 

 

 

 

 

 

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L'image n'y fait peut-être pas honneur, mais il y en a, de la vie à Porto!

Surtout dans ces rues pavées, dont plusieurs sont très étroites, entourées de bâtiments haut perchés, où au moindre passage on dirait qu'il y a foule.

 

 

 

 

 

 

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Et dans les rues, des commerces, une très très belle bibliothèque toute en bois moulu, et des cafés, des cafés, avec des dizaines de petites choses sucrées absolument délicieuses et qui coûtent trois fois rien.

 

 

 

 

 

 

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Et tout de même, parce qu'une ville ne peut me plaire sans îlot de nature, un assez joli parc, qui en tout cas offre une superbe vue, et dont j'ai adoré l'herbe, d'un vert pile où il faut entre le tendre et le fluo, une herbe de Willy Wonka, une herbe de couleur comestible (et délicieuse).

 

 

 

 


 

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Et la fameuse vue sur le fleuve, et sur ces maisons accrochées on ne sait comment à flanc de colline, les unes sur les autres, de grandes belles et de toutes petites qui ne doivent plus être habitées, mais où l'on doit encore sentir l'impatience d'une femme qui attend, guettant l'horizon (la mer et le port ne sont pas très loin), le retour de son marin de mari.

 

 

 

 

 

 

Et merci à miss Hakuna Matata  pour le prêt de son appareil photo, et pour ce superbe voyage en sa compagnie!

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pepita 13/05/2011 12:47



Les Réunionnais et leur vénération pour la mangue !


J'ai fini par offrir un livre sur les mangues à mon chéri, il est hyper calé là (même si en bon Réunionnais, il dédaigne quand même un peu tout ce qui n'est pas mang josé ;-))



Maylala 13/05/2011 23:21



Et il a bien raison! Même très objectivement, elles sont bien meilleures, de loin les plus subtiles et les plus raffinées!



pepita 11/05/2011 20:44



Je suis allée en vacances à Porto quand j'étais ado, je me rappelle que ça m'avait beaucoup plu, mais bizarrement toutes les images s'étaient effacées de la tête.


Seul souvenir : avoir fait une orgie de fruits de la passion !


Les mystères de la mémoire...



Maylala 13/05/2011 12:19



Aaah moi ça a été orgie de mangues, un vrai bonheur quand on est au beau milieu d'un an sans retour à la Réunion! D'ailleurs, il y a pas mal de choses dans leur cuisine qui me rappellent la
Réunion, c'est marrant.


Et pour ta mémoire, je n'ai qu'une prescription: y retourner!